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• Introduction

• Éléments de l’écu

• Les «Berceaux nobles»

• Références


Δ  PORTADA

L’héraldique espagnole

Domecq Arias Davila Bazan Martinez de Irujo Martinez de Irujo Martinez de Irujo

1.0 Introduction

1.1 Le texte qui suit ne prétend pas être un manuel du blason, et encore moins une histoire de l’évolution de l’héraldique en Espagne jusqu’à nos jours. Il a pour bût tout simplement de noter certains éléments du blason espagnol, qui font sa particularité à l’intérieur de la tradition européene.

1.2 Dans une Espagne, qui, tout en faisant parti de la Chrétienté du Moyen-Âge, était situé aux confins de ce monde, et dont l’histoire a suivi un trajectoire propre, l’héraldique a developpé des traits particuliers qui méritent une étude spéciale.

1.3 L’usage du blason s’est répandu très tôt en Espagne après son apparition dans l’Europe du Nord au milieu du XIIe. siécle. Toutefois la division politique de la péninsule a fait que à l’intérieur de celle-ci se sont développées des traditions héraldiques diverses, que l’on peut rattacher aux grandes divisions territoriales de l’Espagne médiévale : au nord-ouest, la Galice, au centre la Castille et le Léon, ainsi que les pays basques, et à l’est la Catalogne. Avec l’hégémonie de la Castille au terme du XV siècle, sa tradition héraldique est devenue la plus représentative de l’Espagne, sans pour autant éclipser tout à fait les autres, qui ont perdurées jusqu’à nos jours.

1.4 En Galice on trouve trés tôt une héraldique utiilisant des compositions propres au pays, une tradition qui a continué dans sa forme la plus pûre au Portugal. Il semble bien que certaines formes caractéristiques de l’héraldique espagnol aient leurs origine dans cette parti de la péninsule: l’échiqueté de quinze pièces, l’usage fréquent de pièces en nombre de cinq posées en sautoir ou de six en deux pals, toutes formes qu’on ne trouve que rarement dans l’héraldique d’autres pays.

1.5 L’héraldique castillane, par contre, se caractérise par le peu d’usage qu’elle fait soit des partitions, soit des pièces honorables, et par le fait qu’elle ne les utilise presque jamais ensemble, dans la composition d’un écu. On remarquera aussi d’autres particularités, comme l’usage extensif de la bordure et des façons particuliéres d’organiser les blasons multiples, auxquelles nous reviendrons.


1.6 C’est en Catalogne où l’on trouve une héraldique qui, de même que la structure féodal du pays, ressemble le plus a celle de la France, avec l’usage de la composition trinitaire, et de pièces honorables pour composer un blason. De ce fait la continuité de cette tradition avec celle de la France, que ce soit de la Provence ou du nord, est aisément perceptible.

Ulloa Castro Isasi Casas Taberner
ULLOA
(Galicia)
CASTRO
(Galicia)
ISASI
(Guipúzcoa)
CASAS
(Andalucia)
TABERNER
(Cataluña)

[Le blason espagnol a été maintenu pour les écus illustrés dans cette article, afin de montrer la pratique en espagnol (ou plus précisément en castillan)]

ULLOA: Escudo jaquelado de oro y gules de 15 piezas, los jaqueles de gules cargado de 3 fajas de plata cada uno.
CASTRO: En campo de plata, seis roeles de azur puestos en dos palos.
ISASI: En campo de oro un árbol de sinople y dos lobos atravesantes el tronco de sable uno sobre otro, sobre la copa del árbol una estrella de azur.
CASAS: En campo de oro 5 roques de ajedrez de gules puestos en sotuer; bordura de azur con 8 cabezas de águila de oro degolladas
TABERNER: Escudo cuartelado: 1&4: en campo de gules, un chevrón de oro, acompañado de tres flores de lis de lo mismo; 2&3: en campo de plata, un árbol, terrasado, todo de sinople.

1.7 Finalement la vocation impériale de l’Espagne a fait que le pays a été un pays d’immigration de noblesses étrangères, qui ont importé des exemples de leur héraldique national, d’Italie, de Portugal, de France, d’Angleterre, d’Irlande, voire même d’Allemagne et de la Suisse.

Bocanegra Silva Bournonville O'Donnell Drake
PALAVICINO
(Génova)
SILVA
(Portugal)
LINIERS
(Francia)
O'DONNELL
(Irlanda)
DRAKE
(Inglaterra)

PALAVICINO: Escudo jaquelado de nueve piezas de oro y azur, y jefe de oro cargado de una faja recortada y bretesada de tres piezas de sable.
SILVA: en campo de plata un león rampante de púrpura, coronado de oro.
LINIERS: En campo de plata una faja de gules y bordura de sable cargada de ocho besantes de plata.
O’DONNELL: Escudo cuartelado en aspa de oro y gules, y un destrochero vestido de oro moviente del flanco siniestro teniendo una cruz de gules en palo.
DRAKE: escudo cuartelado de gules y azur, y un dragén de plata brochante; jefe de oro cargado de una estrella de sable acostada de dos cruces recrucetadas del mismo color.

1.8 Un aspect assez surprenant de l’héraldique espagnole est la variabilité des armoiries d’une famille, jusqu’à une période relativement récente de l’âge moderne. Pour certaines d’entr’elles, même de premier rang, il est presque impossible d’établir un blason définitif. La raison en est sans doute la faiblesse des structures pour la police des armoiries, y peut-être aussi dans le grand nombre de nobles par rapport á la population, du moins dans les regions du nord-ouest, Un troisième élément est constitué par la prépondérance de l’écrit dans l’enregistrement des armes, oú la qualité du registre dépend des connaissances en héraldique de celui qui le dresse. Il n’est pas jusqu’aux preuves pour l’entrée aux Ordres Militaires, oú il est admis que le blason de famille est une des preuves de la noblesse nécessaire, que l’on ne trouve des descriptions d’armoiries impossibles à déchiffrer.

Quiros 1 Quiros 2 Quiros 3 Quiros 4 Quiros 5
QUIRÓS 1
(Asturias)
QUIRÓS 2
(Asturias)
QUIRÓS 3
(Asturias)
QUIRÓS 4
(Asturias)
QUIRÓS 5
(Asturias)

QUIRÓS 1: En campo de plata dos llaves de azur puestas en palo, con sus ojos abajo entrelazados, acompañadas de tres flores de azur, una en jefe y dos en punta y de seis luneles de gules, también en palo, tres a cada lado.
QUIRÓS 2: En campo de plata, dos llaves de azur puestas en palo con sus mangos entrelazados, acompañadas de tres flores de lis de azur, una en jefe y dos en punta, y de seis luneles de gules, también en palo, tres a cada lado; bordura de gules con ocho aspas de oro.
QUIRÓS 3:Escudo terciado en faja: 1: en campo de azur un flor de lis de oro; 2: en campo de plata dos llaves de azur puestas en palo con sus mangos entrelazados, acompañadas de seis luneles de gules, también en palo, tres a cada lado; 3: en campo de azur 2 flores de lis de oro; bordura de gules con ocho aspas de oro
QUIRÓS 4:Escudo terciado en faja: 1: en campo de azur un flor de lis de oro; 2: en campo de plata dos llaves de azur puestas en palo con sus mangos entrelazados, acompañadas de seis luneles de gules, también en palo, tres a cada lado; 3: en campo de azur 2 flores de lis de oro; bordura del escudo de plata con este lema en letras de sable:«DESPUÉS DE DIOS LA CASA DE QUIRÓS»
QUIRÓS 5:En campo de plata, dos llaves de azur puestas en sotuer con sus mangos entrelazados, acompañadas de cuatro flores de lis de azur, tres en jefe y una en punta, y de cuatro rosas de gules, también en palo, tdos a cada lado; bordura de gules con ocho aspas de oro.

1.9 Un autre élément de difficulté est le fait que même aujourd’hui la manière de décrire certains éléments de l’écu ne se soit pas encore établi de manière stable, créant des problèmes d’interprétation du blason. D’autre part une certaine désinvolture semble régner envers la description précise des armoiries, oú par exemple châteaux et tours sont des descriptions interchangeables, et oú les étoiles passent de six à huit rais d’une description à une autre. En fait, il semblerait que pour l’hidalgo espagnol, le fait de posséder des armoiries ait été sans doute plus important que la description des armes même.

1.10 Notons enfin que la concession d’armoiries se pratique encore aujourd’hui, avec des effets de qualité variable, qui vont de l’élégance des armes concédées à l’écrivain Camilo José Cela, lors de sa création comme marquis d’Iria Flavia, au «blason de club sportif»octroyé a Juan Antonio Samaranch, président «olympien», en passant par des armoiries dans la plus pure tradition castillane concédées au compositeur Rodrigo, même si elles semblent réduire sa production musicale à un seul concerto.

Cela, M de Iria Flavia M de Samaranch Rodrigo, M de los Jardines de Aranjuez
CELA, marqués de Iria Flavia SAMARANCH, marqués de Samaranch RODRIGO, marqués de los Jardines de Aranjuez

CELA, marqués de Iria Flavia: En campo de azur dos plumas de oro dispuestas en aspa, acompañadas de tres veneras de plata, una en cada flanco y otra en punta, y en el jefe una estrella de ocho puntas de oro.
SAMARANCH, marqués de Samaranch: Terciado en palo: 1: en campo de azur una cúpula de la Iglesia de San Basilio de Moscú, de oro; 2: en campo de plata cuatro fajas ondeadas de azur; 3: en campo de oro cuatro palos de gules, y losange de plata con una cruz de gules brochante; jefe de sinople con los aros olímpicos de oro.
RODRIGO, marqués de los Jardines de Aranjuez: En campo de plata una guitarra española de su color, puesta sobre ondas de azur y plata; bordura de oro con cuatro rosas y cuatro claveles de gules, alternados.

1.11 À part ces quelques commentaires préliminaires, nous ne nous proposons pas de faire une histoire de l’évolution de l’héraldique espagnole, pour laquelle il existe déjà des études impressionantes par les auteurs mentionnés dans la section Références, mais seulement d’indiquer quelques unes de ses particularités telles qu’on les rencontre aujourd’hui.


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Última modificación: 31 de mayo 2006

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