L’héraldique espagnole (5)
2.5 Attributs extérieurs
2.5.1 L’iconographie héraldique espagnole du Moyen Âge jusqu’au début du XVI siècle, présente des cas assez fréquents d’armoiries timbrées d’un cimier. Par contre, depuis, l’usage s’en est de plus en plus perdu, et aujourd’hui un écu de noble n’aura souvent d’autre timbre qu’un heaume sommé d’un panache de cinq plumes d’autruche, qui ne seront pas toujours accompagnées d’un bourrelet et lambrequins.
2.5.2 On notera aussi les armoiries des chevaliers des Ordres Militaires, où les membres de chaque ordre placent leur écu sur la croix de l’ordre approprié.
2.5.3 Pour les autres attributs extérieurs, l’héraldique espagnol suit les conventions en vigueur dans les autres pays de l’Europe, en ce qui concerne l’usage des couronnes, des heaumes, des manteaux et des insignes de dignité, avec les variations correspondantes aux particularités des dignités nobiliaires et politiques de l’Espagne.
3.0 Les «Berceaux nobles»
3.1 Il existe une institution particuliére à l’Espagne, celle des «Berceaux nobles» (Solares Nobles), à savoir un lieu géographique déterminé oú tous les habitants autochtones sont considérés comme nobles. La plupart des ces régions ont des armoiries propres. Les plus connus sont les berceaux nobles de Guipúzcoa et de Biscaye dans les Pays Basques, les berceaux castillans de Tejada et de Valdeosera, et parmi une série de vallées nobles en Navarre, la vallée du Baztán. Il en existe d’autres que l’on pourra trouver dans les sources spécialisées.
3.2 Le fait marquant des berceaux nobles consiste en la communauté des armes pour des familles de lignage différent.
Dans le cas des berceaux de Castille, le principe d’une noblesse transmise par les femmes permet, par le biais du marriage, la co-optation de familles étrangères, qui adoptent comme siennes les armes du berceau.
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| Solares de TEJADA y de VALDEOSERA (Castilla) |
GARCÍA SANCHO (Castilla) |
Solar de la PISCINA (Castilla) |
RAMÍREZ DE ARELLANO (Castilla) |
Solares de TEJADA y de VALDEOSERA: Escudo cuartelado por una cruz paté de oro: 1: en campo de sinople dos castillos de oro sumados de una bandera de plata cargada de una cruz de gules; 2: en campo de azur dos crescientes de plata adiestrados y circundados de trece estrellas de oro; 3: en campo plata un león rampante de gules coronado de oro; 4: en campo de plata un roble de sinople terrasado de lo mismo con un oso pasante al pie del tronco; Bordura del escudo de oro con trece veneras de plata y trece cruces de Santiago alternando. Divisa: Laudemus viros gloriosos et parentes nostros in generatione sua.
GARCÍA-SANCHO: Escudo cuartelado por una cruz paté de oro: 1: en campo de sinople dos castillos de oro sumados de una bandera de plata cargada de una cruz de gules; 2: en campo de azur dos crescientes de plata adiestrados y circundados de trece estrellas de oro; 3: en campo plata un león rampante de gules coronado de oro; 4: en campo de plata un roble de sinople terrasado de lo mismo con un oso pasante al pie del tronco; Bordura del escudo de oro con trece veneras de plata y trece cruces de Santiago alternando; segunda bordura de plata con este lema en letras de sable: «Laudemus viros gloriosos et parentes nostros in generatione sua».
Solar de la PISCINA: En campo de sinople una banda de or engolada de dragantes de lo mismo, y bordura de plata cargada de la salutación angélica: AVE MARIA GRATIA PLENA.
RAMÍREZ DE RELLANO: En campo de sinople, diez roeles de gules, brochante sobre el todo una banda de oro engolada en dragantes de lo mismo linguados de gules
3.3 Dans le cas des pays Basques cette communauté se présente sous la forme d’armoiries semblables portées par des familles d’origine diférente. Par exemple dans le cas de lignages de la vallée du Baztán, une bonne parti des familles utilise comme les leurs les armes du berceau, d’autres encore portent une version modifiée des armes du berceau, d’autres encore portent des armes propres avec une bordure componée aux couleurs du berceau.
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| Valle de LARRAÚN (Navarra) |
MUGUIRO (Navarra) |
Valle del BAZTÁN (Navarra) |
GOYENECHE (Navarra) |
Valle de LARRAÚN:En campo de oro una espada de plata puesta en banda, punta abajo, engolada en dos cabezas de dragantes de sinople.
MUGUIRO:En campo de oro una espada de plata puesta en banda, punta abajo, engolada en dos cabezas de dragantes de sinople.
Valle del BAZTÁN: Escudo jaquelado de plata y sable.
GOYENECHE: Escudo jaquelado de plata y sable.
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| BAZÁN, marqués de Santa Cruz de Mudela (Navarra) |
ARIZCÚN, marqués de Iturbieta (Navarra) |
AGUIRRE-SALDARIAGA (Navarra) |
BAZÁN, marqués de Santa Cruz de Mudela: Escudo jaquelado de quince piezas de plata y sable, con bordura de gules con ocho aspas de oro.
ARIZCÚN, marqués de Iturbieta: En campo de sinople, diez roeles de gules, brochante sobre el todo una banda de oro engolada en dragantes de lo mismo linguados de gules
AGUIRRE-SALDARIAGA:En campo de oro una espada de plata puesta en banda, punta abajo, engolada en dos cabezas de dragantes de sinople.
4.0 Références
4.1 Mes premiers pas dans l’étude du blason se firent à travers l’héraldique de l’Angleterre et de l’Ecosse, avant de s’étendre à l’héraldique de l’Europe en général. Pour l`étude de l’héraldique il faut très vite passer des manuels à l’étude des sources originelles, soit en forme plastique, ou par l’étude des armoriaux anciens.
4.2 La liste des livres qui suit, loin d’ètre exhaustive, m’a servi dans mes enquêtes sur le blason espagnol, en premier lieu:
Martín de Riquer: Manuel de Heráldica, ed Barcelona 1942: ancien, mais ma première introduction à l’héraldique de la péninsule.
4.3 Les deux livres qui suivent, du même auteur, Martín de Riquer, sont d’un grand intérêt, du fait de leurs enquétes et études de fonts originaux du Moyen-Âge, avant la bibliofication de l’héraldique en Espagne au XVIe et XVIIe siècles:
Riquer, Martín de : Heráldica Catalana, desde l’any 1150 al 1550; Barcelona 1983; 2 volumes
une étude de l’évolution des pièces dans l’héraldique catalane du Moyen-Âge et la Renaissance, en duex volumes, dont le second contient les illustrations, avec commentaires, tirées de divers origines, allant des sceaux jusqu’aux armoriaux.
Riquer, Martín de: Heráldica Castellana, en tiempos de los Reyes Católicos; Barcelona 1986:
Une étude semblable de l’évolution de l’héraldique castillane, plus brève, en un volume.
4.4 Menéndez-Pidal y Navascués, Faustino, ed: El Libro de la Cofradia de Santiago de Burgos: Bilbao 1977:
Facsimile de l’armorial d’une confrérie de chevaliers au travers de trois siècles, depuis la fin du XIIIe siécle jusqu’au XVIIe siècle, en fait le plus ancien armorial équestre connu, offrant un merveilleux panorama de l’évolution de l’héraldique castillane.
4.5 Querexeta, Jaime de: Diccionario Onomastico y Heraldico Vasco; Bilbao 1970:
Ce dictionnaire des noms et armoiries de familles basques contient dans son volume V une reproduction d’un des exemplaires du Libro de Armería Viejo, de Navarre, répertoire des armoiries des principales familles de Navarre, armorial «technique» élaboré au XVIe siècle.
4.6 Les articles de Menéndez-Pidal dans la revue «Hidalguía», qui recouvrent divers aspects de l’héraldique espagnole.
4.7 Naturellement, en ce qui qui concerne les armoiries de famille, l’ouvrage qui suit est incontournable:
García Carraffa, Alberto, and García Carraffa, Arturo: Diccionario Heráldico y Genealógico de Apellidos Españoles y Americanos; Madrid 1919-1963 (88 volumes!)
ainsi que sa continuation et révision par:
Mogrobejo, Endika de: Diccionario Hispanoamericano de Heráldica, Onomástica y Genealogía; Bilbao 1995- (20 volumes pour compléter Garcia Carraffa et en arriver à la lettre B dans la parti révision)
4.8 En plus de ces livres il y a (de nouveau) deux sites sur la toile qui sont en train de bâtir une collection d’écus sculptés, datant du Moyen-Âge jusqu’au présent, la plupart rencontrée sur des façades, soit de maisons nobles, soit d’édifices ecclésiastiques, et qui constitue un fonds précieux pour l’étude de l’évolution pratique de l’héraldique espagnole:
http://es.groups.yahoo.com/group/fotosdeescudos: oeuvre d’amateurs, plutôt que d’experts, dont la valeur réside dans le simple fait de répertorier ce qui se trouve en Espagne.
www.fuenterebollo.com/Heraldica-Piedra: belles images, attributions un peu trop souvent erronées.

Última modificación: 17 de junio 2007
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